J’ai plus d’un mois de retard et m’en excuse platement… Voici enfin ma note sur le livre Compartiment pour dames, d’Anita Nair. Ca commence bien, pour ma première participation au Club de Lecture des Blogueuses ! 
J’étais très emballée à l’idée de lire ce livre, car je suis fascinée par l’Inde. Sa diversité, sa chaleur, sa culture, ses religions, sa cuisine…
J’ai beaucoup apprécié les lectures d’une autre auteure Indienne: Chitra Banerjee Divakaruni.
Revenons en au livre donc…
Synospsis de l’éditeur:
Un jour, Akhila décide de partir vers l’extrémité sud de l’Inde, là où se rencontrent l’océan Indien, la baie du Bengale et la mer d’Arabie, pour faire le point sur une vie qu’elle a l’impression de n’avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l’intimité d’un compartiment pour dames. A travers leurs confidences Akhila cherche la réponse aux questions qu’elle se pose : une femme a-t-elle vraiment besoin d’un homme pour être heureuse, pour se sentir épanouie ? Comment trouver en soi la force de vivre la vie qu’on a choisie, de redevenir maîtresse de son destin ? En écoutant les femmes qui l’accompagnent, dont les récits reflètent ses propres contradictions, et en se replongeant dans un passé fait de renoncement, de sacrifices et de frustrations, Akhila comprend qu’elle seule peut trouver une issue à ses interrogations. Ce roman à plusieurs voix où, le temps d’un trajet partagé, s’entrecroisent des destins de femmes proches de nous par leurs forces et leurs faiblesses, est aussi celui d’un voyage à la découverte de soi qui éveillera des résonances en chacun ou chacune de nous.
Compartiment pour dames se déroule en Inde, de nos jours. Comme le titre l’indique, l’intrigue principale se déroule dans un train. Aujourd’hui encore, les femmes ont des wagons leur étant réservés. C’est là que tout commence.
Akhila est brahmane, elle a 45 ans. A la mort inattendue de son père alors qu’elle n’était âgée de 19 ans, étant l’aînée de la famille de quatre enfants, c’est elle qui en pris la tête et sur qui tout reposa désormais. Malgré cette place au sein des siens, elle n’est pas maîtresse de sa vie, et décide un jour de tout quitter pour aller dans le Sud du pays. L’histoire gravite autour d’elle.
C’est dans le train qu’elle fera la connaissance 5 autres femmes: Margaret, Prabha Devi, Sheela, Janaki, Marikolanthu . Chacune ayant son histoire, son passé, ses démons. Les langues se délient petit à petit. Elles sont très différentes (âge, condition sociale, situation familiale), mais ont malgré tout beaucoup en commun, et énormément à s’apporter les unes aux autres. Elles ne se côtoieront pourtant qu’une seule nuit…
Quelle est la place de la femme dans le sous-continent indien ? Peuvent-elles être autonomes, sans homme à leurs côté (père, frère(s), mari) ? Et leurs aspirations propres alors ?
« L’amour est un liquide incolore et volatil. L’amour enflamme et brûle. L’amour ne laisse aucune résidu: ni fumée, ni cendres. L’amour est un poison déguisé en esprit-de-vin. »
Elles sont femmes, elles sont fortes, elles sont elles… Prises entre le désir de vivre leur vie comme elles l’entendent, et les obligations des traditions.
Ce fut avec réel plaisir que j’ai lu ce livre, doucement mais sûrement. Pourtant ce n’était pas gagné, car le livre (objet) s’est complètement cassé, décollé… de partout, tout au long de ma lecture ! Je me suis plongée dedans, les odeurs me venaient, des goûts aussi… j’aime beaucoup cette édition qui nous laisse un lexique à la fin, car beaucoup de termes restent dans la langue d’origine.
Je trouve que cela est une bonne conclusion:
» Akhila réalisa soudain que c’était en racontant leur vie que toutes ces femmes, Janaki, Sheela et même Margaret, qui s’enorgueillissait de son indépendance, tentaient de lui donner un sens. Et moi qui croyais être la seule à essayer de définir les contours de mon existence ! Elles ont tout autant que moi besoin de justifier leurs échecs. C’est en explorant la texture de la vie des autres, en cherchant des ressemblances, susceptibles de connecter nos vies entre elles, que nous essayons de nous libérer d’un sentiment de culpabilité à l’égard de ce que nous sommes et de ce que nous sommes devenues. »
Je vous conseille donc fortement de lire ce livre et de partager un bout de la vie de ces femmes…


décembre 9th, 2007 at 17:16
Il est parfois impossible de respecter les dates malgré notre bonne volonté.
J’ai également beaucoup aimé » Compartiment pour dames » pour l’approche qu’en a l’écrivain et qui nous amène à nous interroger sur la condition de la femme dans le monde.
décembre 11th, 2007 at 14:26
C’est un livre que j’ai beaucoup aimé, une belle découverte grâce au club de lecture. Je partage également ton opinion sur Chitra Banerjee Divakaruni « La maîtresse aux épices » est un magnifique livre plein de sagesse et qui nous transporte dans la culture spirituelle indienne, si tu ne l’as pas encore lu, je te le conseille vivement !!
décembre 12th, 2007 at 22:44
Je n’aime pas être en retard en général, alors forcément il y avait une date « limite », je l’ai dépassé, donc j’ai culpabilisé…
C’est aussi ce que j’ai apprécié: le panel de vies, qui au final ont tant en commun; et la possibilité de faire le rapprochement avec ma propre vie, mes démons à moi…
« La maîtresse des épices » est un de mes livres favoris depuis que je l’ai lu, vraiment ce fut une découverte incroyable !
Comme je le disais, j’aime beaucoup cette auteure (j’avais ensuite emprunté « Mariages arrangés » mais n’ai pu le terminé car il était réservé après mon emprunt, je n’ai donc pu allonger la période de prêt).
mars 10th, 2009 at 0:52
[...] Jessica, Jules, Jumy, Katell, Kelch et Bredele, Lisa, Malice, Mammig, Mirontaine, Nath, Nina, Nolwenn, Papillon, Patacaisse, Praline, Sandrounette, Sassenach, Solenn, Solsol, Sophie, Stéphanie, [...]