Archive for the ‘The Voice Within’ Category
avr
02
Posted by Nolwenn
Ne pas trop penser, faire des associations… voilà ce que ça donne pour moi ce soir:
Pas toujours facile de ne choisir qu’un mot par lettre.
J’ai adoré ce que vous avez écrit les filles
A comme “Angoisse”; cette boule qui grandit et s’installe, se laissant difficilement délogée. A comme “Anglais”, langue dans laquelle nous serons bientôt totalement immergée. A comme “Amour”, “Agape”, A comme “Abandon” car c’est une peur qui me colle aux basques depuis toujours.
B comme “Bonheur”, ce que nous pensons inaccessible alors qu’il est à portée de main.
C comme “Cuisine”, la joie de préparer un bon repas pour ceux qu’on aime, et de le manger tous ensemble ensuite.
D comme “Doudou”, Maelynn ne peut se passer du sien. D comme “Doutes”, difficile de s’en débarrasser, mais ils me font avancer. D comme “Deux”, le départ de notre histoire. D comme “Déménagement”, chose dont j’ai horreur. D comme “Douarnenez” où j’ai vécu.
E comme “Espoir”, ne jamais le perdre de vue; mais ne pas vivre pour lui. (j’aime beaucoup l’expression “L’espoir fait vivre, mais il ne faut pas vivre dans l’espoir” mais je ne sais pas de qui c’est). E comme “Ephémère”, notre vie sur Terre.
F comme “Frères”, car j’en ai plusieurs et je ne les connais pas. F comme “Famille”. F comme “Finistère”, j’ai mis du temps à apprécier, mais c’était mes plus belles années malgré tout ce qui s’y est passé.
G comme “Générosité”.
H comme “Humanité”, elle est plus présente chez plus de personnes qu’on ne le croirait de prime abord.
I comme “Ishtar”, la Déesse Egyptienne de l’amour. I comme “Inséparables”, les oiseaux qui une fois en couple ne se quittent plus jamais. I comme “Imagination”.
K comme le prénom de ma fille. K comme “Koala”, car lorsque j’étais gamine, j’adorais le dessin animé “Georgie” et moi aussi je voulais un koala pour me faire des câlins.
L comme “Lueur”, toujours l’apercevoir, même quand il fait plus noir que noir. L comme “Lui”, l’homme de ma vie. L comme “Livres”, je n’arrive pas à m’en séparer.
M comme le prénom de ma grande. M comme “Moi” car sans être égocentrique il ne faut pas s’oublier.
N comme “Nous”.
O comme la fumée que fait la chenille dans Alice au pays des Merveilles.
P comme “Petits Pois”, Maelynn les aime à la folie. P comme “Pourquoi”, les réponses ne sont pas faciles à trouver. P comme “Pardon”, avec sincérité. P comme “Persévérance”. P comme “Pouvoir”, le fait d’avoir la possibilité de créer sa propre réalité.
Q comme “Question”
R comme “Réponse”. R comme “Renaissance” et “Réincarnation”, principe faisant partie des bases de mes croyances. R comme “Rêver” les yeux ouverts.
S comme “Sorcière”.
T comme “Toi”.
U comme “Univers”, que ce soit mon Univers, ou l’Univers qui nous entoure.
V comme “Visualisation Créatrice”. V comme “Vancouver”, notre chez nous.
W comme “Wagon-lit” dans lesquels nous dormions lorsque j’étais enfant, en route vers les pistes enneigées des Pyrénées.
X comme “Xylophone”, j’adore ce son!
Y me fait penser au prénom d’un garçon que j’ai trop aimé durant l’enfance.
Z comme “Zen”, je sais qu’un jour je le serai.
nov
09
Posted by Nolwenn
Il est des événements que l’on aimerait oublié et laisser appartenir au Passé.
Des douleurs infligées qui restent ainsi gravées. Des poignards enfoncés.
J’ai pardonné, j’ai avancé, les choses ont changées…
Je dois avoir un petit côté masochiste car les personnes qui m’ont fait tant de mal, même involontairement, je n’ai jamais réussi à couper les ponts totalement. Comme si quelque chose me liait encore.
Pourquoi ai-je une si grande mémoire des détails, des dates ? Ca peut bouffer la vie, chaque année les souvenirs remontent à la surface alors que j’aimerais ne plus y repenser. Je sais que ça ne sert ç rien, mais c’est totalement indépendant de ma volonté… comme une sensation d’inachevé, quelque chose qui manque.
Mon coeur est lourd de ce passé dont je n’arrive à me dépétrer. Pourtant malgré cela et peu de temps après cette période noire de ma vie sentimentale, j’ai rencontré l’homme de ma vie, le vrai. J’ai appris de mes deux échecs (certains diront que deux c’est peu… mais c’est en zappant les amours non réciproques d’ado).
Avec le recul, je sais pourquoi ça ne pouvait sans doute pas coller, pourquoi il était ainsi… mais alors où est la faille ?! J’ai entendu des mots que j’attendais sans le savoir depuis quatre ans, ça m’a un peu apaisée, merci.
juin
15
Posted by Nolwenn
Je suis toujours dans la parages, mais j’avoue que Just a Need est quelque peu en friche. Non pas que je n’ai rien à dire, au contraire j’écris beaucoup. Je n’ai peut-être pas envie de m’étaler sur la toile.
Après tout, il ne se passe rien de passionnant dans ma vie, puis raconter ma life voilà quoi, il n’y a aucun intérêt.
En ce moment, j’ai beaucoup envie de cuisiner, donc n’hésitez pas à aller zieuter régulièrement mon blog de cuisine.
La procédure pour le Canada est à deux doigts de commencer, s’il ne nous manquait pas un malheureux papier !!! Une semaine et demie que nous attendons de le recevoir alors qu’il faut 2 minutes pour le faire et l’envoyer, ça m’agace.
Dimanche, cela fera un an que nous sommes partis, j’y pense trop. Ca me manque terriblement.
Après ce passage à vide de quelques semaines durant lequel je n’avais envie d’absolument rien, je suis à l’autre bout de l’extrême. Sauf que je ne peux rien faire de ce dont j’ai envie… à la limite, je préfère le premier état car pas de frustration.
fév
05
Posted by Nolwenn
“J’ai reçu la vie comme une blessure et j’ai défendu au suicide de guérir lacicatrice” Lautréamont
Etait-ce alors un appel au secours ? Une détresse
que rien ne pouvait éloigner ? Peut-être étais-je simplement plus faible
que je ne voulais le laisser paraître. Moi, forte et intelligente ; moi,
qui assume la solitude, qui assume les manques divers qui emplissent mon
quotidien ; moi qui souris tous les jours et garde la tête haute…
Personne n’a rien vu, personne n’a rien su.
Aujourd’hui encore.
Je n’avais alors que douze ans, âge de l’insouciance,
pas encore l’adolescence. Pourquoi me sentais-je si différente des autres,
leurs préoccupations me semblaient futiles et n’étaient nullement les miennes…
Pas que j’étais supérieure à eux, mais c’est comme si j’avais déjà vécu tout ça
depuis longtemps et donc que ma vie, mes pensées, mes douleurs ne pouvaient être
comprises ni même appréhendées par ces personnes.
Je suis seule, j’éloigne tous ceux qui voudraient, pourraient, m’aider. Je m’enfonce dans ce côté solitaire. Je ne le désire pourtant pas, mais c’est plus fort que moi.
Le silence, le noir, l’acidité de mes pleurs, l’amertume de mon cœur. L’obligation de vivre avec les autres, de devoir faire face à leurs regards, parfois à leurs questions. Les larmes dans la nuit, ma peau mouillée, mon cœur serré. Lutter sans cesse contre mes idées que je sais ne pas être positives ni constructives mais qui m’envahissent et s’emparent de
tout mon être comme une liane qui part de mon pied pour enfin me recouvrir intégralement et m’étouffer.
J’étais pourtant entourée et lovée dans l’amour de ma mère, qui malgré ses difficultés elle a toujours su rester droite et fière.
Parfois, ça a dû bon l’orgueil. Ne pas laisser paraître aux autres la misère matérielle. Culpabilité d’exister, d’être là. Ne pas lui montrer que je vais mal, que je suis enlisée dans un marasme de pensées… suicidaires. Voilà, le mot est lâché : J’ai douze ans et je suis suicidaire.
Pourquoi ce soir là, ai-je fait couler un bain brûlant, éteint la lumière, allumé une bougie face à moi dans l’eau. J’ai
regardé mes bras, mes poignets… et j’ai pris la lame de rasoir. Je l’ai approchée, elle a effleurée ma peau, douce, dure, froide, rassurante ; libère-moi. Mon corps n’a jamais été meurtri. Comment faire sortir cela de mon corps pour toujours ? Au lieu de partir pour ne plus revenir, au lieu de meurtrir mon enveloppe charnelle à la vue de tous, j’ai tailladé mon âme,
jour après jour je l’ai déchiquetée un peu plus, traces invisibles mais présentes de mon malaise.
Cela coule dans mes vaines, c’est en moi maintenant à tout jamais. Je ne cherche plus à l’en chasser, je vis simplement
avec. C’est du passé. Mais parfois, comme aujourd’hui, les pensées reviennent, les souvenirs et les images également… la douleur resurgit de sa cachette.
Illustration: The Scream, par Wolfmorphine
déc
05
Posted by Nolwenn
Est-ce que le fait que plusieurs personnes perçoivent la même chose indique systématiquement qu’elles ont raison ?!
Je connais mes principaux défauts. Mais non, je ne m’assume pas toujours telle que je suis, je le reconnais sans peine.
Est-ce que le fait d’être maman fait que j’aurais dû changer du tout en tout en l’espace d’un instant ?! Je pense que de dépasser ses démons intérieurs, réussir à s’accepter tel que l’on est; cela prend du temps. Plus ou moins long selon les personnes car tout le monde est différent.
Et c’est, selon moi, cette différence qui fait la richesse des personnes. Je n’ai jamais été dans le moule, je l’ai constaté très jeune (pré-adolescence); cependant,je ne pense pas cultiver cette “marginalité”.
Si je n’ai pas envie de ne plus être moi-même juste pour m’intégrer aux autres, c’est légitime. Je m’adapte aux gens autour mais je n’ai nulle envie d’être à l’opposé de qui je suis pour faire plaisir.
Certains vont se faire aider et s’entourer de professionnel(s), d’autres préfèrent essayer de se remuer seuls. Ce n’est pas pour ça qu’ils n’y arriveront pas.
Ce qui me manque, c’est quelqu’un à appeler quand ça ne va pas, juste pouvoir dire “ça ne va pas fort, on se voit ?!” et avec qui je n’aurais pas besoin de justifier le pourquoi de mon mal-être, quelqu’un avec qui je pourrais pleurer sans avoir la désagréable impression d’être une moins que rien.
Arrêter de me poser tant de questions, et juste vivre pleinement ma vie. C’est un de mes plus ardents désirs par rapport à mon évolution personnelle…
time is much too short to be living somebody else’s life
I walk with dignity
i step with pride
{Refrain:}
‘Cause I ain’t movin’ from my face
from my race
from my history
I ain’t movin’ from my love
my paceful love
it means too much to me
loving self can be so hard
honesty can be demanding
learn to love your self
it’s a great , great feeling
Des’Ree
Image: Her Little Spirit Lives On, Missy_G
nov
13
Posted by Nolwenn
J’ai les yeux complètement secs, bouffis et douloureux. C’est ce qui arrive lorsque l’on pleure à chaudes larmes dès le lever du jour.
Lorsque le coeur est lourd de questions, de douleur et de doutes; que je suis submergée par ce sentiment de tristesse profond et intime.
Comment chasser tout ça ? Je ne suis pas du genre à rester dans le trou une fois que j’y suis, mais il y a des fois comme ça où rien à faire, je reste au fond quelques temps…
Illustration: My Escape, par SpiritSight
nov
07
Posted by Nolwenn
Souvent, je me demande quelle est ma place dans la vie des gens, comment ils parleraient de moi à leurs proches qui ne me connaissent pas.
Si je suis une pote, une amie, une connaissance ou autre…
Je suis où, moi, dans leur vie ?
nov
07
Posted by Nolwenn
Il y a des fois comme ça où je me sens vide. Entre la Vie et la Mort.
Comme s’il n’y avait plus rien en moi mais que pourtant j’étais toujours là, errante. A voir les autres vivre alors que ma vie est comme en stand-by.
Cette envahissante tristesse, qui prend à la gorge; venue de nulle part. Surprise. Accompagnée inlassablement de ses plus fidèles amies: l’eau qui jaillit de mes yeux sous forme de lourdes larmes acides.
Survient en même temps Dame fatigue. Morale, physique. Elle me colle comme une sangsue et me pompe tout le peu d’énergie qu’il me reste.
“Dors” me direz-vous. J’aimerais bien, avoir une véritable nuit réparatrice, sans plusieurs réveils, sans cauchemars, sans ces rêves dérangeants, sans angoisses nocturnes…
Certains utiliseront même le terme “dépression”, inaproprié. Je sais que ce n’est qu’une passade, une vague dans laquelle je reste un peu au creu. Je me bats contre moi-même tout en acceptant cet état qui fait partie de ce que je suis.
In my ears: AYO- Life Is Real
août
25
Posted by Nolwenn

Depuis que j’ai Internet (soit 8 ans maintenant, plus ou moins) je vague sur divers forums, traitants de sujets tous plus différents les uns des autres.
Les forums en général sont comme une sorte de microcosme, une mini-société plus ou moins secrète. Des gens discutent, parfois se dévoilent ou restent secrets, des affinités se créent, des mésententes subtiles ou évidentes éclatent.
Tout n’est que virtuel, on ne sait pas forcément qui est de l’autre côté de l’écran, même deux ans après. Pis on rencontre certaines des personnes dans la vraie vie, là encore ça passe… ou ça casse.
Parfois elles se dévoilent être totalement différentes de ce que l’on “voyait” jusque là. Bon, à la limite, quand déjà noir sur blanc on n’apprécie pas la personne ce n’est pas tellement important.
Puis un jour, c’est la goutte qui fait déborder le tout, et une petite phrase assassine est glissée au milieu d’une conversation, comme si de rien n’était, car pour moi ça en était de trop je ne pouvais plus faire comme si rien ne m’énervait et passer au travers. J’ai pourtant essayer de me contrôler, mais cette fois-là je n’ai pas pu, tout simplement.
Vu les réponses de la personne concernée, dénuées de sens et surtout de pertinence, je me suis rendue compte que j’avais un atout que d’autres n’avaient pas: mes mots. J’ai réussi à répondre sans perdre ni ma politesse, ni mon intégrité. Et je ne suis pas passé pour une imbécile (et oui, étant sur un forum, c’était publique…)
Avec le recul, je me rends compte que c’est une chance que de savoir ne serait-ce qu’un peu manier les mots, la langue Française (puisque c’est ma langue maternelle), accompagné d’une minimum de culture.
Depuis que je sais écrire, et que je pense, j’ai associé les deux comme si tout le monde écrivait ce qui se passait dans leur tête. Et je n’ai jamais vraiment arrêté, même si je traverse des périodes de pause plus ou moins longues.
Souvent je repense à un sujet abordé en cours de philo sur la communication et la question était de savoir si une chose avait besoin d’être nommée pour exister, et si non comment pouvait-elle exister si rien ne la nommait.
Quelle est la place de l’ineffable dans tout cela ?
Parfois, je me (sur)prends à rêver que je réussirai à mettre noir sur blanc toutes ces choses qui fourmillent et voguent dans mon esprit, et que je pourrai les partager avec des personnes extérieures. Mais ce n’est pas intéressant. Et nous n’en sommes pas là, nous en sommes même loin, bien loin !
août
16
Posted by Nolwenn
Parfois, à force de porter toutes les douleurs du monde en mon coeur, celui-ci craque.
Quand je m’y attends le moins. Sans raison apparente.
Et puis ça lâche, les larmes coulent, l’âme saigne, le coeur se serre.
Pourquoi ?
Aucune idée.
Comme si toutes mes peurs, mes angoisses, mes souffrances, avaient suffisamment envahi mon être et s’étaient décidées à s’échapper.
Alors ce soir-là, dans mon lit, je me suis laissée aller et j’ai pleuré…
Dessin: Fragile Things, par Pupasoul