Archive for the ‘@rt|$t|k’ Category
déc
11
Posted by Nolwenn
Maelynn a deux ans et quelques mois. Son caractère est déjà bien trempé! Quand c’est non, c’est non. Si elle veut quelque chose, elle va tout faire pour l’avoir, même si cela prend vingt minutes.
Depuis quelques temps, elle me tape. Non pas pour attirer mon attention parce que je suis occupée à quelque chose ou avec sa petite soeur, mais simplement parce que je ne réponds pas “oui” à tous ces désirs.
Alors je lui ai acheté samedi dernier ce livre: Grosse colère, de Mireille d’Allancé.
C’est l’histoire de Robert, un petit garçon. Il rentre de l’école un soir, après une mauvaise journée. Il n’est pas de bonne humeur. Il répond mal à son papa qui l’envoie se calmer dans sa chambre. Mais là… Robert découvre quelque chose qui sort de lui et met toute sa chambre en bazard, il ne la contrôle pas. Cette Chose rouge a tout cassé, jusqu’à ce que Robert l’enferme dans une petite boîte.
Cette Chose n’est rien d’autre que sa colère…
Maelynn aime beaucoup l’histoire, et les dessins également. L’enfant peut très facilement s’identifier à Robert, même s’il ne va pas encore à l’école.
déc
06
Posted by Nolwenn
J’ai plus d’un mois de retard et m’en excuse platement… Voici enfin ma note sur le livre Compartiment pour dames, d’Anita Nair. Ca commence bien, pour ma première participation au Club de Lecture des Blogueuses ! 
J’étais très emballée à l’idée de lire ce livre, car je suis fascinée par l’Inde. Sa diversité, sa chaleur, sa culture, ses religions, sa cuisine…
J’ai beaucoup apprécié les lectures d’une autre auteure Indienne: Chitra Banerjee Divakaruni.
Revenons en au livre donc…
Synospsis de l’éditeur:
Un jour, Akhila décide de partir vers l’extrémité sud de l’Inde, là où se rencontrent l’océan Indien, la baie du Bengale et la mer d’Arabie, pour faire le point sur une vie qu’elle a l’impression de n’avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l’intimité d’un compartiment pour dames. A travers leurs confidences Akhila cherche la réponse aux questions qu’elle se pose : une femme a-t-elle vraiment besoin d’un homme pour être heureuse, pour se sentir épanouie ? Comment trouver en soi la force de vivre la vie qu’on a choisie, de redevenir maîtresse de son destin ? En écoutant les femmes qui l’accompagnent, dont les récits reflètent ses propres contradictions, et en se replongeant dans un passé fait de renoncement, de sacrifices et de frustrations, Akhila comprend qu’elle seule peut trouver une issue à ses interrogations. Ce roman à plusieurs voix où, le temps d’un trajet partagé, s’entrecroisent des destins de femmes proches de nous par leurs forces et leurs faiblesses, est aussi celui d’un voyage à la découverte de soi qui éveillera des résonances en chacun ou chacune de nous.
Compartiment pour dames se déroule en Inde, de nos jours. Comme le titre l’indique, l’intrigue principale se déroule dans un train. Aujourd’hui encore, les femmes ont des wagons leur étant réservés. C’est là que tout commence.
Akhila est brahmane, elle a 45 ans. A la mort inattendue de son père alors qu’elle n’était âgée de 19 ans, étant l’aînée de la famille de quatre enfants, c’est elle qui en pris la tête et sur qui tout reposa désormais. Malgré cette place au sein des siens, elle n’est pas maîtresse de sa vie, et décide un jour de tout quitter pour aller dans le Sud du pays. L’histoire gravite autour d’elle.
C’est dans le train qu’elle fera la connaissance 5 autres femmes: Margaret, Prabha Devi, Sheela, Janaki, Marikolanthu . Chacune ayant son histoire, son passé, ses démons. Les langues se délient petit à petit. Elles sont très différentes (âge, condition sociale, situation familiale), mais ont malgré tout beaucoup en commun, et énormément à s’apporter les unes aux autres. Elles ne se côtoieront pourtant qu’une seule nuit…
Quelle est la place de la femme dans le sous-continent indien ? Peuvent-elles être autonomes, sans homme à leurs côté (père, frère(s), mari) ? Et leurs aspirations propres alors ?
“L’amour est un liquide incolore et volatil. L’amour enflamme et brûle. L’amour ne laisse aucune résidu: ni fumée, ni cendres. L’amour est un poison déguisé en esprit-de-vin.”
Elles sont femmes, elles sont fortes, elles sont elles… Prises entre le désir de vivre leur vie comme elles l’entendent, et les obligations des traditions.
Ce fut avec réel plaisir que j’ai lu ce livre, doucement mais sûrement. Pourtant ce n’était pas gagné, car le livre (objet) s’est complètement cassé, décollé… de partout, tout au long de ma lecture ! Je me suis plongée dedans, les odeurs me venaient, des goûts aussi… j’aime beaucoup cette édition qui nous laisse un lexique à la fin, car beaucoup de termes restent dans la langue d’origine.
Je trouve que cela est une bonne conclusion:
” Akhila réalisa soudain que c’était en racontant leur vie que toutes ces femmes, Janaki, Sheela et même Margaret, qui s’enorgueillissait de son indépendance, tentaient de lui donner un sens. Et moi qui croyais être la seule à essayer de définir les contours de mon existence ! Elles ont tout autant que moi besoin de justifier leurs échecs. C’est en explorant la texture de la vie des autres, en cherchant des ressemblances, susceptibles de connecter nos vies entre elles, que nous essayons de nous libérer d’un sentiment de culpabilité à l’égard de ce que nous sommes et de ce que nous sommes devenues.”
Je vous conseille donc fortement de lire ce livre et de partager un bout de la vie de ces femmes…
nov
03
Posted by Nolwenn
Quand je suis tombée sur le clip de cette chanson d’Amel Bent et Diam’s, j’ai reçu une claque. J’ai adoré leur première collaboration, Ma Philosophie; sans doute parce que je pouvais vraiment m’y identifier.
La chanson d’Amel Bent Nouveau Français je me suis dit (désolée ce n’est que mon avis) que ce n’était qu’une bouse marketing sans grand sens ni musicalité (pourtant chanson bossée avec Pascal Obispo et Lionel Florence, comme quoi…); je ne reconnaissais pas la Amel Bent du début. Ce morceau m’est insupportable, c’est étrange mais c’est ainsi.
Bref, là c’est un nouveau morceau avec Diam’s (qui a participé sur trois des titres du nouvel album d’Amel Bent), en duo cette fois.
J’aime beaucoup Diam’s. Vraiment. Au départ, avec son histoire de DJ et de blonde platine brrr comme beaucoup je me foutais un peu de cette chanson vraiment… plate et superficielle à mon goût. Mais son album Dans ma bulle me transperce littéralement l’âme. Comme quoi il ne faut pas s’arrêter aux préjugés que l’on peut avoir et aller plus loin parfois.
J’adhère…
J’ai 20 ans
J’ai la vie dont toute le monde rêve, sous le feu des projecteurs,
toujours le sourire au lèvres
J’ai 20 ans,
Dans un monde où l’amour crève,
je m’accroche à mes valeurs sans jamais demander de trève
J’aurai toujours 20 ans,
Dans les yeux de ma mère, ma mère
Chacune de ses larmes me pousse à la rendre fière, ma mère
(Diam’s) J’ai 20 ans, et j’ai la vie dont tout le monde parle,
petit bout de femme je suis venue rapper ma flamme, mes 20 ans, moi je
les ai vécus dans l’ombre avec pour seule envie l’amour et puis de
dévorer le monde, mais je n’aurai jamais 20 ans dans les yeux de mon
père, mon père, chacune de ses absences me pousse à la rendre fière, ma
mère
Refrain :
J’ai 20 ans,
Ils disent que j’ai la vie devant moi
Que le Bonheur est là bas
Qu’avec le temps va tout s’en va
J’ai 20 ans
Ils disent tu grandiras et tu verras
Je vous le dis rien ne va, avec le temps va tout va mal
A 20 ans,
Tu te mets à aimer les hommes,
Jusqu’au jour où ils te volent tes 20 ans
Malgré le temps qui te cogne
Toi tu donnes et tu donnes tes 20 ans
A la vie et à la mort
Si ça peut prouver qu’ils ont tort
Qu’ils ont tort de croire qu’à 20 ans
Tous les jeunes rêvent encore
(Diam’s) A 20 ans, tu te mets à aimer la vie c’est l’âge libre t’as
du vice devant les risques t’esquives, t’as 20 ans et t’as la force des
vainqueurs et puis rien ne te fait peur car on t’a déjà crevé le
coeur, t’as la vingtaine et t’es perdu sur la planète, tu rêves d’Adam
et Eve pas que de strass et paillettes, t’as 20 ans t’es fragile mais
t’es l’avenir de ce pays, tu sais ta vie c’est celle d’Amel et Melanie
Refrain
Hier encore j’avai 20 ans,
Hier encore,je voulais bouleverser les gens remarquer mon temps
Hier encore j’avai 20 ans,
Hier encore,je voulais bouleverser les gens remarquer mon temps
Refrain(X2)
OoOh 20 ans…
A noter que j’ai corrigé les lyrics. Vive le partage d’informations et des fautes d’orthographe (à croire qu’une personne diffuse une fois les paroles, puis est copiée partout sur la toile… et que les gens ne vérifient pas ce qu’ils ajoutent, c’est dingue. Suis maniaque mais y’a des limites quand même… bref au moins là, sauf erreur d’inattention possible vue l’heure, les verbes sont conjugués correctement et les participes passés qui doivent l’être sont accordés)
sept
13
Posted by Nolwenn
Cela fait quelques mois que cela me guette…
Il y a pfff *je compte vite faite* 8 ans environ, j’avais créé un site puis un forum afin d’échanger directement avec les gens, que cela soit moins impersonnel.
Puis de fil en aiguille le forum est mort. Bonne ou mauvaise chose, je ne le sais pas encore…
Le site aussi, a fermé.
Ca me demandait énormément d’énergie, de temps mais qu’est-ce que j’aimais ça ! Et ça me manque, terriblement.
J’ai donc refait un forum, après avoir très longuement cherché un thème. Car des forums sur l’ésotérisme il en existe actuellement une infinité. Et je ne suis plus suffisamment “dedans”.
Mon mari m’a dit, “fais un forum sur le bien-être, c’est plus large”. Oui, mais peut-être trop vaste justement ?
Alors le thème que j’ai choisi, c’est une autre de mes passions: la lecture. Bon, c’est vrai que c’est aussi vaste, mais la base est commune.
Après, est-ce que c’est utile, est-ce que les gens vont venir et être intéressés. Est-ce intéressant ? Je ne sais pas…
Le forum n’est pas encore au point, ni au niveau du design ni du reste… donc je ne donne pas l’url de suite.
Avant, dites-moi si cela vous paraît être une bonne idée, si cela vous intéresserait de partager et discuter sur les lectures que vous aimez, n’aimez pas etc. Comment verriez vous l’organisation d’un forum sur la littérature, ce que vous aimeriez y trouver…
Bref, donnez-moi franchement votre avis, positif comme négatif 
août
28
Posted by Nolwenn
Pour ses 2 ans, Maelynn a été couverte de livres.
Moi qui avais si peur qu’elle n’aime pas les livres, c’est tout le contraire: elle passe son temps (lorsqu’elle ne découvre pas autre chose) son nez dedans.
Si ça peut vous intéresser, voici ce qu’elle a reçu:
La maîtresse de Lulu a disparu. Texte de Daniel Picouly, Illustrations de Frédéric Pillot.
Vous connaissez Daniel Picouly ? Personnellement, je l’ai connu lorsque j’étais au collège, car j’ai étudié en classe son autobiographie romancée “le champ de personne”, que j’ai adorée !
Lulu est une petite grenouille. Aujourd’hui, elle part à la recherche de sa maîtresse, avec l’aide de ses amis aux noms évocateurs, car elle a disparue !
Vont-ils la retrouvée ? Que s’est-il passé ?
Très bel album, qui a toute une collection magnifique.
Petit-Bleu et Petit-Jaune, Léo Lionni. 
Ce livre existe en album ou en version broché. C’est un “classique” pour la jeunesse.
Petit-Bleu et Petit-Jaune sont les meilleurs amis du monde… mais que va-t-il se passer lorsque, si heureux de se retrouver, ils vont s’embrasser très très fort ??
Jolie histoire qui prône l’amitié, l’amour, la tolérance… et permet aussi peut-être d’aborder les couleurs
De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, Werner Holzwarth & Wolf Erlbruch.
On adore cette célèbre pauvre petite taupe qui, sortant de son trou, se retrouve avec un étron sur la tête. Mais qui a donc pu oser faire ça ? Elle décide donc de demander aux animaux qui a fait ça.
Mais… par A+B ils lui prouvent les uns après les autres que c’est un autre animal !
Heureusement que les mouches, expertes en caca, sont là !
Les enfants de tout âge se délectent de cette histoire amusante, traitant d’un sujet malheureusement souvent tabou. Je me souviens parfaitement du regard interrogateur et malicieux de Maelynn, son sourire en coin, et son éclat de rire final à la lecture de ce livre vraiment drôle !
A noter qu’il existe en trois formats différents.
Qui Où Quoi, Martine Perrin.
“Qui Où Quoi” est un imagier cartonné carré qui joue sur les formes, les couleurs.
Lorsque l’on tourne la page, l’image change. En effet, les images sont en fait des “trous”, qui laissent apparaître l’image de la page qui est en dessous. Ca n’est pas facile à expliquer, comme ça.
Ce livre ne rentrera pas dans nos “classiques”, mais je l’aime bien quand me. On peut s’inventer des histoires car rien n’est raconté.
Les soeurs; textes de Sophièz, illustrations des soeurs Pioli.
Ce livre a la particularité d’exister en deux versions: une face A et une face B. Mais pourquoi donc ? Tout simplement car les illustratrices sont soeurs… jumelles! Quoi de mieux pour un album consacré aux soeurs ? Chacune a illustré un des albums.
La face A a été offerte par la nounou de Maelynn, une copine. Pile Poil ce qu’il fallait (vu que Maelynn est grande soeur depuis le mois de mars dernier).
Nous avons complèté en achetant la face B, car les illustrations en sont complètement différentes mais tout aussi belles.
Nous y découvrons les soeurs de lait, la soeur ingue, la petite et la grande soeur, les soeurs haine-mi… une multitude de soeurs y sont représentées, avec leurs particularités propres.
Trouverez-vous la véritable soeur qui s’y est glissée ?
Poissons, Poissons; Claudia Bielinsky
Voici un album animé tout simple, mais que j’aime vraiment bien.
On ne le voit pas sur la photo ci-contre, mais sur la page de couverture se trouve une bulle ronde légèrement en relief, dans laquelle se trouvent 5 poissons évoluant dans du liquide avec des paillettes. On peut les faire bouger.
Dans l’océan et la mer cohabitent pleins de poissons différents: des garçons, des grands, des élégants, des bagarreurs…
Chaque double page montre un contraire (fille/garçon, élégant/ébourriffé…), joliment illustré.
A la dernière page, tous les poissons sont réunis dans un cadre qui s’ouvre (lorsque l’on ouvre la page).
I Love You, de Grégoire Solotareff, Kimiko
C’est l’histoire d’un doudou… tout les enfants l’aiment, lui disent “I Love you” et se diputent pour l’avoir, alors le doudou s’enfuit. Il cherche le bonheur, ailleurs.
Mais il va braver des dangers pour finalement se rendre compte que sa place est dans les bras d’un enfant. Il s’excuse de son absence en disant “I Love you”, qui devient son nom.
Les saisons du coeur, Pénélope.
Cet album fut un réel coup de coeur pour moi, un coup de foudre immédiat. Je l’ai repéré plusieurs mois avant l’anniversaire de Maelynn.
Romarin est un petit garçon de 5 ans, amoureux de Fleur qui elle aussi a 5 ans.
Cet album retrace les mots d’amour qu’il lui écrit tout au long de l’année.
Il est superbement illustré de coeurs, d’avion en papier, de baisers… Il est d’une poésie merveilleuse… On se sent presque comme des voyeurs à lire ces mots d’amour.
Un petit bijou, pas que pour les enfants 
Je l’adore.
août
24
Posted by Nolwenn
Et dans mes listes de livres, attendent…
- 23 romans/nouvelles
- 164 livres de cuisine
- 105 livres ésotériques
- 12 livres traitant de la spiritualité (je les ai différenciés des livres ésos)
- 26 CDs & DVDs
C’est sans compter la cinquantaine de livres pour mes filles (dont de magnifiques albums que je partagerais bien volontier avec elles!).
Pfffffff je n’aurais jamais assez de sous !
Maelynn fête ses deux ans aujourd’hui, et a comme cadeaux au moins 5 livres, + ceux pas encore achetés car ses grands-parents lui ont donné des sous pour en acheter.
J’ai la fièvre livresque, au secours ! Quoi que non, c’est bon comme fièvre, juste frustrant.
PS discret: mon anniversaire, c’est le 20 Septembre *gloups*
août
13
Posted by Nolwenn
Depuis que mon mari et moi avions décidé de fonder une famille, je fréquente un célèbre forum. J’y ai rencontré des personnes formidables, d’autres beaucoup moins. Mais ce n’est qu’un microcosme de notre société, donc rien d’étonnant.
Certaines femmes ont pris une place à part dans ma vie, dans mon coeur. J’en ai rencontré quelques unes
L’une d’entre elle est même devenue la nounou de Maelynn durant presque un an.
Nous sommes toutes les mamans de bébés nés en septembre, ou en août pour les plus pressés.
Né d’une idée collective, et organisé par Paola, nous avons réalisé un premier swap. Un swap, c’est quoi ? Un échange. Dans notre cas, de livres.
Paola a créé une chaine, c’est-à-dire que la personne à qui l’on envoi un paquet n’est pas celle qui va nous l’envoyer.
La règle est simple: chacune remplit un petit questionnaire sur ses goûts en matière de littérature, et en fonction sa swapeuse choisit un livre à lui faire découvrir. Elle l’accompagne d’un “bonus”, si possible en rapport avec le livre, mais pas forcément. Tout est possible.
Nous savons à qui nous envoyons, mais pas de qui nous recevons. C’est génial !
J’ai envoyé un paquet en Belgique
J’ai reçu mon swap samedi dernier. D’une femme que j’aime beaucoup et que j’espère bien rencontrer avant notre Grand Départ 
Je guettais tous les jours le facteur… quelle attente. Mais ça en valait la peine, j’ai été plus que gâtée.
Samedi 11 Août 2007.
8h56 “BUZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ” (interphone) “oui ?” “j’ai des colis pour vous, vous m’ouvrez ?” J’avais Kalyani au sein… je la pose en lui expliquant que j’en ai pour une minute, elle hurle ! Maelynn reste à côté de la porte ouverte le temps que je réceptionne mes paquets: une vraie maquerelle !!
“Tout ça pour moi ???” “oui, au moins avec vous je n’ai pas perdu ma matinée” 
Et hop nous retournons dans l’appartement.
Maelynn ne peut pas s’empecher de faire des commentaireS…”couper maman! ouvrir! vite !”
Je me demande de qui elle tient !
Tiens, mon colis France Loisir… le sac que Petro me renvoie car nous l’avions oublié chez eux… et une grosse boîte.
Oh, c’est Euphé
C’est bizarre, elle ne m’a rien dit comme quoi elle m’envoyait déjà les livres que je lui avais proposés de lui acheter 
Bon,
ça attendra un peu pour être ouvert, Kalyani a faim, et moi aussi j’ai
faim et mes céréales m’attendent depuis au moins un quart d’heure !
Hmmm c’est crop bon. Oui Maelynn, je t’en donne, tiens.
Bon allez, j’ouvre le paquet d’Euphé en dernier, puisque je sais déjà ce que contiennent les deux autres….
J’ouvre le paquet:


Yessssssssssssssss C’est Euphé qui me swappe !

Des bonbons dans un petit cabas que je devine provenir de son mariage, des plumes, un magnifique Doudou fait de ses doigts de fée (je l’adooooooooooore je te l’avais dit quand tu nous les avais montrés), un livre que je ne connais pas du tout dont je pourrais marquer les pages avec un sublime marque tapage fait mains également.
Un sac en organza contenant une poudre et un “cruc”. Je me doute que ça vient de Marrakesh où la belle a séjourné il y a peu de temps, j’attends de lire le petit mot pour m’expliquer exactement ce que c’est et comment cela fonctionne.
Une lettre qui me met les larmes aux yeux tellement elle me touche et me va droit au coeur.

Maelynn a tout de suite repéré le Kinder et s’est empressée de l’ouvrir pour le manger. “‘Colaaat! Maman, ouvrir!” Pourtant, c’est la première fois qu’elle en voyant. Les enfants ont-ils l’instinct pour ça ??




Gros plan sur le doudou que j’aime beaucoup ! Celui-là, il n’est rien qu’à moi
Vous ne trouvez pas qu’il a un petit air de ressemblance avec Totoro ??
C’est un cadeau merveilleux, merci beaucoup Lydia, les mots me manquent.
Vivement le prochain swap
juil
19
Posted by Nolwenn
Je ne sais pas comment vous faites pour connaître de nouveaux livres.
Pour moi, c’est le bouche à oreille, les flâneries dans une librairie (je m’attarde sur les titres et les couvertures, retourne le livre pour lire un éventuel résumé, ouvre une page au hasard pour en lire quelques phrases… et achète ou non).
Pour “L’ombre du vent”, ce sont des amies qui l’ont lu, se sont plongé dedans, en ont dit du bien sans pour autant dévoiler quoi que ce soit.
Le titre me donnait envie.
Je savais juste que l’action se situait dans le quartier gothique de Barcelone en Espagne, et qu’il était question d’une librairie.
Ni plus, ni moins. C’est assez succinct, c’est vrai.
Lorsque ma petite famille et moi sommes récemment remonté dans l’Ouest, je venais de terminer un merveilleux livre “L’éducation d’une fée” qui me laissait emplie de poésie.
Mais voilà, je n’avais rien prévu d’autres pour les 5 à 7 longues heures de route (multipliée par deux car il y a le retour).
J’ai donc sauté sur l’occasion pour acheter enfin L’ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafón.
Petite BIOGRAPHIE de l’écrivain:
Carlos Ruiz Zafón est né en 1964 à Barcelone. On comprend donc mieux comment il connaît la ville dans ses moindres recoins.
Depuis 1994, il écrit des scenari de films et vit à Los Angeles.
Il a écrit son premier roman à l’âge de 14 ans.
L’ombre du vent est son second ouvrage et fut publié en 2004. Il a reçu de nombreux prix, dans divers pays.


On est tout de suite pris dans l’Ombre du vent, c’est presque indescriptible.
C’est un de ces livres qui vous marque à jamais, dont les mots restent gravés en vous.
Nous sommes plongés dans la Barcelone prise par la guerre.
L’histoire a lieu entre 1933 et 1955, mais va parfois avant et se termine après.
Daniel Sempere, le narrateur, a perdu sa maman et vit avec son père, libraire.
Un jour au cours de sa 10ème année, son père l’emmène dans un endroit gardé secrètement. C’est ainsi une tradition qui est perpétuée. Cet endroit s’appelle le Cimetière des Livres Oubliés; il doit y adopter un livre, parmi des centaines de miliers d’ouvrages, arpentant le labyrinthe qu’est ce cimetière particulier. Il va y découvrir par hasard LE livre de sa vie. Ce livre qui va le bouleverser complètement et dans lequel il va totalement se perdre, corps et âme.
Je n’ai pas envie de vous en dire plus, car ce serait un sacrilège.
L’écriture est fluide, la narration descriptive nous plonge vraiment dans cet univers que devait être la Barcelone en pleine guerre civile, je n’ai jamais été dans cette ville mais j’ai pourtant maintenant l’impression de la connaître.
Les personnages sont réalistes, on s’y attache indéniablement. On souffre, on aime, on cherche et on découvre avec eux, à travers eux…
L’intrigue est selon moi remarquable, et bien menée jusqu’au bout.
Le livre est découpé chronologiquement.
Si vous aimez les livres, je vous le recommande plus que vivement. Et peut-être qu’ainsi, comme moi et de nombreux autres lecteurs, vous serez conquis…
Voici quelques extraits choisis, qui ne dévoileront rien de l’histoire, je pourrais en mettre beaucoup comme ça, mais je sélectionne:
“Les mots avec lesquels on empoisonne le coeur d’un enfant, par petitesse ou ignorance, restent enkystés dans sa mémoire et, tôt ou tard, lui brûlent l’âme.”
“Le fou a-t-il conscience d’être fou ? Ou les fous sont-ils les autres, ceux qui s’acharnent à le convaincre de son égarement pour sauvegarder leur propre existence chimérique ?”
“[...] l’auteur s’écrit à lui-même pour se dire des choses qu’il ne pourrait comprendre autrement“
PS: c’est un livre de la collection Le Poche, donc à un prix abordable, dans un format facile de lecture.
juin
29
Posted by Nolwenn
Le moral n’est pas au top… Ca va ça vient, comme à mon habitude.
J’ai envie de livres, pleins… Sur des sujets divers. M’évader via les mots des autres, par le biais de recettes d’ici ou d’ailleurs.
Ma wishilist Amazon est pleine à craquer… c’est même plus que ça. Si je vous disait combien d’article elle contient vous ne me croiriez pas. Elle se remplit sans jamais se vider. Le budget livre est à son stricte minimum ces derniers temps.
Je me dis que c’est “bientôt” mon anniversaire, et que peut-être j’en recevrai quelques uns.
En ce moment, je dévore L’éducation d’une fée, de Didier van Cauwelaert. Je lis jusqu’à ce que mes yeux n’en puissent plus de fatigue.
C’est le livre dont j’avais besoin en ce moment, il me rappelle les choses essentielles pour moi, pour ma famille.
En plus, Vancouver est évoqué… Serait-ce un signe? J’ai envie de croire que oui.
jan
30
Posted by Nolwenn
Hier, alors que j’allais acheter des couches et de la cold cream pour Maelynn, que j’ai accessoirement vendu les mérites de la pierre d’alun à un gentil monsieur, me suis un peu attardée sur le rayon librairie de notre coopérative bio; chose que je ne fais pour ainsi dire jamais.
J’en suis finalement repartie avec deux livres, que je cherchais depuis de nombreux mois déjà.
En tant que futurs parents puis parents, nous idéalisons souvent notre mode d’éducation. Pour notre part, nous ne voulons pas donner la fessée (ni autre claque, tappe sur la main etc) sauf que parfois, sur le moment, c’est difficile. Pourquoi? Car la colère et l’impatience prennent le dessus. Parce qu’avant 2-3 ans, quand on dit “non” au bébé ça ne l’empêche pas systématiquement de recommencer, même en expliquant pourquoi nous disons “non”; surtout avant 2 ans. Cette impression que l’on parle dans le vide. Pourtant, bébé comprend… mais il a besoin d’expérimenter. Après tout, comment savoir que le feu ça fait mal avant de s’être brûlé ? Ceci dit, cela ne doit pas laisser court à la négligence !
Dans notre couple, c’est surtout Chéri qui a un peu de mal… je préfère “punir” Maelynn après avoir haussé le ton si elle continue, et après lui avoir bien expliqué le pourquoi de la dangereusité et donc de l’interdit. Du coup, je me mets un peu en colère contre lui lorsqu’il donne une tape sur la main à Maelynn, même si elle n’est pas forte; de toutes façons elle ne comprend pas plus ainsi. Je ne jette pas la pierre à mon mari, car on se trouve très souvent démunis face à nos chérubins en crise.
Voilà donc pourquoi j’ai acheté le livre Pour une parentalité sans violence de Claude-Suzanne Didierjean-Nouveau dont je n’ai entendu que du bien.
Le second, c’est Pour une naissance à visage humain, de la même auteure.
En France, nous avons le niveau de mortalité infantile le plus haut d’Europe; le corps obstétrical n’est pas au point au niveau des accouchement (péridurale, épisiotomie, massages, acupuncture, positions d’accouchement…) et les femmes ne sont donc pas informées des alternatives qui seraient bonnes pour elles ainsi que pour leur bébé.
Personnellement, je rêvais d’un accouchement à domicile (AAD) ou d’accoucher dans l’eau (faire le travail et l’expulsion dans l’eau). Mais j’ai déchanté lorsque j’ai constaté que peu de sage-femmes le proposaient et qu’il fallait chercher dans les départements voisins; je ne peux leur en vouloir car elles ne sont pas courvertes au niveau assurance, ou alors très mal, pour les AAD.
J’ai débuté la lecture et cela confirme un documentaire que j’avais visionné sur france5 lorsque j’attendais Maelynn. Beaucoup d’obstétricien et de SF (car c’est un service, une sage-femme ne peut pas tellement faire comme elle l’entend au sein d’une maternité, ça s’inscrit dans le service, et dans le fonctionnement du département/de la région) font par habitude et ne se renseignent pas sur les nouveautés. Tout cela au détriment de la maman et du bébé, évidemment.
Heureusement, ce n’est pas partout comme ça. Mais il n’existe presque plus de maisons de naissance en France et c’est plus que regrettable à mon avis. Les femmes sont tellement suivies médicalement pendant leur grossesse que certaines ont plus que peur de ne pas avoir la péridurale, la surmédicalisation durant l’accouchement and so on. Nous avons trois échographies obligatoires, c’est peu et beaucoup dans le sens où médicalement ce n’est pas bon d’exposer le foetus aux ondes et que l’oeil du gynécologue échographe peut ne plus déceler aussi bien les éventuelles anomalies; mais pour les futures mamans c’est le seul contact visuel avec bébé et elles sont attendues avec impatience. Mais tous ces examents durant les deux tiers de la grossesse sont source d’angoisse (test O’sullivan pour le diabète, prise de sang mensuelle si pas immunisée contre la toxoplasmose etc) pour la future maman qui, du coup, ne vit plus sereinement sa grossesse…
Bref, je suis bien contente d’avoir ces livres, qui se lisent très facilement et en peu de temps. Je les conseille à qui est intéressé(e).