Just a Need

Ecrire sinon j’ai l’Âme qui implose

Archive for décembre, 2007

déc
18

A l’année prochaine !

Posted by Nolwenn

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déc
11

Ca monte, monte, monte… Grosse colère

Posted by Nolwenn

    Maelynn a deux ans et quelques mois. Son caractère est déjà bien trempé! Quand c’est non, c’est non. Si elle veut quelque chose, elle va tout faire pour l’avoir, même si cela prend vingt minutes.

Depuis quelques temps, elle me tape. Non pas pour attirer mon attention parce que je suis occupée à quelque chose ou avec sa petite soeur, mais simplement parce que je ne réponds pas “oui” à tous ces désirs.

Alors je lui ai acheté samedi dernier ce livre: Grosse colère, de Mireille d’Allancé.

C’est l’histoire de Robert, un petit garçon. Il rentre de l’école un soir, après une mauvaise journée. Il n’est pas de bonne humeur. Il répond mal à son papa qui l’envoie se calmer dans sa chambre. Mais là… Robert découvre quelque chose qui sort de lui et met toute sa chambre en bazard, il ne la contrôle pas. Cette Chose rouge a tout cassé, jusqu’à ce que Robert l’enferme dans une petite boîte.

Cette Chose n’est rien d’autre que sa colère…

Maelynn aime beaucoup l’histoire, et les dessins également. L’enfant peut très facilement s’identifier à Robert, même s’il ne va pas encore à l’école.

déc
09

Fête du Nouvel An… encroûtage ?

Posted by Nolwenn

    Anthony et moi sommes ensemble depuis bientôt quatre ans (dans quelques jours, en fait).

Nous n’avons fêté le nouvel an, vraiment, qu’une seule année… en 2003 !!! Depuis rien, enfin si, tous les deux à la maison, à ne rien faire vraiment.

Nous n’accordons certes pas une très grande importance au Nouvel An, mais dans le principe c’est assez déprimant de se dire que tout le monde est en joie, avec ses amis et/ou sa famille, et nous… nous restons chez nous.

Hier nous étions invités à l’anniversaire d’une amie (heureusement apparemment qu’elle a demandé à ce que nous soyons là, sinon nous aurions été oubliés). Ils parlaient du Nouvel An qu’ils fêteraient tous ensemble bientôt. Aucun ne nous a demandé si nous avions prévu quelque chose pour les fêtes de fin d’année, et ni Anthony ni moi n’avons osé dire quoi que ce soit, pas envie de s’imposer, pas envie d’encore se taper l’incruste. Mais nous sommes vexés, il ne faut pas le nier !

Mon homme m’a cependant dit quelque chose qui m’a fait extrêmement plaisir, à laquelle je ne m’attendais pas du tout: “j’accorde, de toutes façons, plus d’importance au 21 Décembre* qu’au Nouvel An” *le 21 Décembre est un des huit Sabbats païens, Yule, la Lumière revient.

Donc je pense que nous fêterons ça, je commence à chercher comment :)

déc
06

Compartiment pour dames, d’Anita Nair

Posted by Nolwenn

J’ai plus d’un mois de retard et m’en excuse platement… Voici enfin ma note sur le livre Compartiment pour dames, d’Anita Nair. Ca commence bien, pour ma première participation au Club de Lecture des Blogueuses ! clublectureblog.jpg

anita-prpl.jpg J’étais très emballée à l’idée de lire ce livre, car je suis fascinée par l’Inde. Sa diversité, sa chaleur, sa culture, ses religions, sa cuisine…

J’ai beaucoup apprécié les lectures d’une autre auteure Indienne: Chitra Banerjee Divakaruni.

Revenons en au livre donc…

Synospsis de l’éditeur:

Un jour, Akhila décide de partir vers l’extrémité sud de l’Inde, là où se rencontrent l’océan Indien, la baie du Bengale et la mer d’Arabie, pour faire le point sur une vie qu’elle a l’impression de n’avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l’intimité d’un compartiment pour dames. A travers leurs confidences Akhila cherche la réponse aux questions qu’elle se pose : une femme a-t-elle vraiment besoin d’un homme pour être heureuse, pour se sentir épanouie ? Comment trouver en soi la force de vivre la vie qu’on a choisie, de redevenir maîtresse de son destin ? En écoutant les femmes qui l’accompagnent, dont les récits reflètent ses propres contradictions, et en se replongeant dans un passé fait de renoncement, de sacrifices et de frustrations, Akhila comprend qu’elle seule peut trouver une issue à ses interrogations. Ce roman à plusieurs voix où, le temps d’un trajet partagé, s’entrecroisent des destins de femmes proches de nous par leurs forces et leurs faiblesses, est aussi celui d’un voyage à la découverte de soi qui éveillera des résonances en chacun ou chacune de nous.

Compartiment pour dames se déroule en Inde, de nos jours. Comme le titre l’indique, l’intrigue principale se déroule dans un train. Aujourd’hui encore, les femmes ont des wagons leur étant réservés. C’est là que tout commence.

Akhila est brahmane, elle a 45 ans. A la mort inattendue de son père alors qu’elle n’était âgée de 19 ans, étant l’aînée de la famille de quatre enfants, c’est elle qui en pris la tête et sur qui tout reposa désormais. Malgré cette place au sein des siens, elle n’est pas maîtresse de sa vie, et décide un jour de tout quitter pour aller dans le Sud du pays. L’histoire gravite autour d’elle.

C’est dans le train qu’elle fera la connaissance 5 autres femmes: Margaret, Prabha Devi, Sheela, Janaki, Marikolanthu . Chacune ayant son histoire, son passé, ses démons. Les langues se délient petit à petit. Elles sont très différentes (âge, condition sociale, situation familiale), mais ont malgré tout beaucoup en commun, et énormément à s’apporter les unes aux autres. Elles ne se côtoieront pourtant qu’une seule nuit…

Quelle est la place de la femme dans le sous-continent indien ? Peuvent-elles être autonomes, sans homme à leurs côté (père, frère(s), mari) ? Et leurs aspirations propres alors ?

L’amour est un liquide incolore et volatil. L’amour enflamme et brûle. L’amour ne laisse aucune résidu: ni fumée, ni cendres. L’amour est un poison déguisé en esprit-de-vin.

Elles sont femmes, elles sont fortes, elles sont elles… Prises entre le désir de vivre leur vie comme elles l’entendent, et les obligations des traditions.

Ce fut avec réel plaisir que j’ai lu ce livre, doucement mais sûrement. Pourtant ce n’était pas gagné, car le livre (objet) s’est complètement cassé, décollé… de partout, tout au long de ma lecture ! Je me suis plongée dedans, les odeurs me venaient, des goûts aussi… j’aime beaucoup cette édition qui nous laisse un lexique à la fin, car beaucoup de termes restent dans la langue d’origine.

Je trouve que cela est une bonne conclusion:

Akhila réalisa soudain que c’était en racontant leur vie que toutes ces femmes, Janaki, Sheela et même Margaret, qui s’enorgueillissait de son indépendance, tentaient de lui donner un sens. Et moi qui croyais être la seule à essayer de définir les contours de mon existence ! Elles ont tout autant que moi besoin de justifier leurs échecs. C’est en explorant la texture de la vie des autres, en cherchant des ressemblances, susceptibles de connecter nos vies entre elles, que nous essayons de nous libérer d’un sentiment de culpabilité à l’égard de ce que nous sommes et de ce que nous sommes devenues.

Je vous conseille donc fortement de lire ce livre et de partager un bout de la vie de ces femmes…