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Ecrire sinon j’ai l’Âme qui implose

mar
08

Années en -2 et en -7

Posted by Nolwenn

Que s’est-il passé dans ma vie durant les années se terminant par 2 et par 7 ?! Vous allez le savoir :)

Les années en -2
et en -7

1987 : je suis dans ma deuxième année et
je ne me rappelle pas de grand-chose aujourd’hui. Je vis toute seule avec ma
maman en région parisienne, dans le 92. Je suis le bébé de son boulot, puisque
nous vivons sur place au CAT dont elle est directrice adjointe, tout le monde m’adore !
La vie est belle.

1992 : j’ai 7 ans et je suis en ce1 et j’adore
mon instit Mr Dubois ! Pourtant, il me met souvent une grande règle
derrière le dos lorsque j’écris, pour que je me tienne droite. Je suis première
de la classe et tous les trimestres j’ai droit au tableau d’honneur : je
suis fière. Pourtant cette année marque le début de la fin. Je ne comprends pas
grand-chose, mais maman s’est faite licenciée ; je pensais pourtant que
tout allait bien. Elle doit prendre un avocat, elle va le traîner en justice
pour licenciement abusif. Je me rends compte qu’elle ne va pas bien, mais je ne
sais pas comment l’aider. Nous allons vivre 6 mois près d’Auray dans le
Morbihan, chez une de ses meilleures amies qui a un compagnon et trois enfants.
J’arrive là-bas en cours d’année, je ne connais personne et doit tout
recommencer à zéro, j’ai peur mais tout se passe bien même si Malice, l’amie de
maman, me traumatise un peu. Pour je ne sais quelle raison, Maman est à l’hôpital
et moi toute seule avec eux, ces gens qui ne comprennent pas que non je n’ai
pas envie de pleurer devant eux face à cette inquiétude et solitude : je
suis forte et non pas faible. Nous retournons finalement un peu en région
parisienne, mais les choses ne se sont pas arrêtées en mon absence ; je
pleure en classe de ne pas avoir de tableau d’honneur, ben oui : je n’étais
pas là pendant le trimestre mais je ne comprends pas.
Il faut que nous
déménagions, ce sera direction la Bretagne, le Finistère. Nous habitons
quelques temps chez Tatie Michèle. Maman et elle sont très proches, je l’adore.
Maman trouve un appartement à Douarnenez, sur le Port-Rhue (notre appartement
est situé au-dessus d’un bar, l’est très chouette), la première nuit est
inoubliable : veille de ma rentrée en ce2, je ne peux dormir à cause du
bruit des mâts de bateaux et de l’appréhension… suis malade ! Tout se
passe finalement bien, je ne suis pas la seule nouvelle…

1997 : j’ai 12 ans. Tatie Michèle est
décédée il y a deux ans et son départ a bouleversé entièrement ma vie. Dieu n’existe
pas, je le hais et ne veux plus en entendre parler. Nous ne vivons plus en
Bretagne mais à Nantes, là où vit la majorité du reste de notre famille. Maman a
enfin trouvé un travail en CDI, après tant d’années de chômage et de petits
boulots. Finie la peur d’être envoyée à la DDASS, la peur des huissiers. Je
suis en 5ème et… je suis dépressive. Personne ne le sait, sauf une
copine de classe à qui je fais un peu peur je crois, elle s’inquiète pour moi.
Tous ces gens de mon âge ne me ressemblent pas, nous n’avons rien en commun et
ils me le font bien comprendre. Je suis seule, j’aime et je déteste ça. Je veux
en finir avec la vie, ne plus être source de sacrifices pour ma maman, ne plus
supporter les moqueries, les regards, les questions, ni continuer de faire
semblant d’être qui je ne suis pas.
Si je reste en vie, je veux devenir
assistante sociale ou professeur.

2002 : Je vais avoir 17 ans en Septembre. Je suis au
lycée, lycée pas tellement choisi puisque c’est le seul qui convient à mes
options. Je devais partir au Canada en voyage scolaire l’année précédente, mais
grâce à Ben Laden tout a été annulé : je ne lui dis pas merci. Ce pays me
fascine depuis le collège, j’irai après le Bac par mes propres moyens. Je ne suis plus avec mon premier amour, il a
rompu après deux ans et demi ensemble. Au moins, Maman ne m’emmerdera plus avec
ses histoires de transposition du manque paternel sur lui vu qu’il a 9 ans de
plus que moi ! Mais nous décidons de rester en contact, même s’il est
toujours sur la région parisienne et moi à Nantes, il est maintenant mon
meilleur ami.
Sont spéciaux les jeunes de mon lycée, des bourges rebelles…
mais y’en a quelques uns de bien que je vois en dehors. Je passe mon BAC l’année
prochaine, littéraire mention européenne Anglais. Je passe pour la marginale qui fait un peu
peur de part ses croyances, m’en fiche complètement, ça me fait sourire.
Je me fais « opérer » du genou, et la déprime va
venir avec car au final on ne sait pas plus pourquoi j’ai mal… verdict :
algodystrophie du genou ; rien à faire à part des piqûres de calcitonine,
que je ne fais pas jusqu’au bout puisque je fais tous les effets secondaires ;
je prends du retard en classe et ça me fouts un coup au moral.

2007 : Ma vie n’est plus du tout celle qu’elle
était. J’ai finalement eu mon Bac, avec mention Européenne. Je suis directement
partie vivre seule à Tours pour faire fac de psycho… mais je n’ai finalement
fait qu’un trimestre : j’ai rencontré ma moitié, maintenant je sais que
oui le hasard n’existe pas. Je m’installe avec lui à Paris après un mois de
relation, il me demande en mariage le mois suivant. Nous avons vécu un an à
Nantes, moi qui m’étais jurée de ne plus jamais y vivre ! Puis direction
Toulouse, où nous avons débarqué fin 2005.Cette année, nous allons fêter nos
deux ans de mariage et nos quatre ans de relation.
Notre première fille Maelynn
illumine nos vies depuis Août 2005, deux ans presque ! Elle sera bientôt
grande sœur, une autre merveille va enrichir notre foyer. Nous avons été en
voyage de noces au Canada, à Vancouver, l’an dernier et maintenant plus aucun
doute : c’est là-bas que notre vie se fera ! Je suis mieux dans ma
peau même si ce n’est pas toujours ça.
Je me rends compte que j’ai raison de ne
pas trop vite faire confiance.
Je vais avoir 22 ans et je n’ai toujours aucun
diplôme post-bac, pas faute d’avoir suivi plusieurs branches : psycho,
début de CAP de cuisine, LLCE Anglais ; et maintenant des études via le
CNED et l’Alliance Française. Mais chaque chose en son temps, je suis toujours
pleine de rêves et d’espoir malgré tout et ça c’est le principal selon moi.

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