Just a Need

Ecrire sinon j’ai l’Âme qui implose

Archive for février, 2007

fév
22

Sanctuaire

Posted by Nolwenn

J’ai envie d’avoir les pieds dans l’eau, face à l’Océan; de revoir les montagnes, le ciel sans nuage, un soleil brillant me réchauffant la peau. Les animaux sauvages, les forêts.
Souvenirs de ces deux semaines passées loin d’ici, entourée de la Nature malgré le fait que nous étions en pleine ville.


Vancouver

Vancouver, Juin 2006

J’ai reconstruit mon sanctuaire intérieur, celui que j’ai moi-même inventé, petit à petit. Il est totalement différent du premier que j’avais construit, puis détruit, il y a déjà quelques années.
Je m’y rends régulièrement, et je vais bientôt commencer à essayer d’y contacter un(e) guide.
Cela fait très longtemps que je n’ai pas pratiqué la visualisation créatrice, cela me revient comme étant ce dont j’ai besoin actuellement pour me recentrer avant les grands changements qui nous attendent incessamment sous peu.

fév
16

Silence radio

Posted by Nolwenn

Je n’ai pas grand chose d’intéressant à raconter en ce moment.

Je suis très fatiguée, pleins d’événements important pourtant se déroulent dans notre vie mais je n’en parlerai pas ici maintenant.
Notre coeur est empli d’espoir, d’interrogations, de doutes… Mais si nous ne fonçons pas, nous risquons plus tard de le regretter. Nous refusons de vivre dans les regrets.

Ma puce part en vacances une semaine chez ses grands-parents, ils sont actuellement sur la route et devraient arriver dans l’après-midi. En attendant c’est rangement et ménage ! Ils repartent demain.
Ca va nous faire vide sans elle, mais cela va lui faire du bien !

Suis plus amoureuse de mon homme chaque jour qui passe… suis fière d’être son épouse et la mère de ses enfants. C’est cucul mais m’en fiche.

A part ça, j’attends le mois de Mars avec énormément d’impatience, mais avec beaucoup d’appréhension également.

fév
05

Damaged

Posted by Nolwenn

J’ai reçu la vie comme une blessure et j’ai défendu au suicide de guérir lacicatriceLautréamont

The_Scream_by_wolfmorphineEtait-ce alors un appel au secours ? Une détresse
que rien ne pouvait éloigner ? Peut-être étais-je simplement plus faible
que je ne voulais le laisser paraître. Moi, forte et intelligente ; moi,
qui assume la solitude, qui assume les manques divers qui emplissent mon
quotidien ; moi qui souris tous les jours et garde la tête haute…

Personne n’a rien vu, personne n’a rien su.
Aujourd’hui encore.

Je n’avais alors que douze ans, âge de l’insouciance,
pas encore l’adolescence. Pourquoi me sentais-je si différente des autres,
leurs préoccupations me semblaient futiles et n’étaient nullement les miennes…
Pas que j’étais supérieure à eux, mais c’est comme si j’avais déjà vécu tout ça
depuis longtemps et donc que ma vie, mes pensées, mes douleurs ne pouvaient être
comprises ni même appréhendées par ces personnes.

Je suis seule, j’éloigne tous ceux qui voudraient, pourraient, m’aider. Je m’enfonce dans ce côté solitaire. Je ne le désire pourtant pas, mais c’est plus fort que moi.

Le silence, le noir, l’acidité de mes pleurs, l’amertume de mon cœur. L’obligation de vivre avec les autres, de devoir faire face à leurs regards, parfois à leurs questions. Les larmes dans la nuit, ma peau mouillée, mon cœur serré. Lutter sans cesse contre mes idées que je sais ne pas être positives ni constructives mais qui m’envahissent et s’emparent de
tout mon être comme une liane qui part de mon pied pour enfin me recouvrir intégralement et m’étouffer.

J’étais pourtant entourée et lovée dans l’amour de ma mère, qui malgré ses difficultés elle a toujours su rester droite et fière.
Parfois, ça a dû bon l’orgueil. Ne pas laisser paraître aux autres la misère matérielle. Culpabilité d’exister, d’être là. Ne pas lui montrer que je vais mal, que je suis enlisée dans un marasme de pensées… suicidaires. Voilà, le mot est lâché : J’ai douze ans et je suis suicidaire.

Pourquoi ce soir là, ai-je fait couler un bain brûlant, éteint la lumière, allumé une bougie face à moi dans l’eau. J’ai
regardé mes bras, mes poignets… et j’ai pris la lame de rasoir. Je l’ai approchée, elle a effleurée ma peau, douce, dure, froide, rassurante ; libère-moi. Mon corps n’a jamais été meurtri. Comment faire sortir cela de mon corps pour toujours ? Au lieu de partir pour ne plus revenir, au lieu de meurtrir mon enveloppe charnelle à la vue de tous, j’ai tailladé mon âme,
jour après jour je l’ai déchiquetée un peu plus, traces invisibles mais présentes de mon malaise.

Cela coule dans mes vaines, c’est en moi maintenant à tout jamais. Je ne cherche plus à l’en chasser, je vis simplement
avec. C’est du passé. Mais parfois, comme aujourd’hui, les pensées reviennent, les souvenirs et les images également… la douleur resurgit de sa cachette.

Illustration: The Scream, par Wolfmorphine