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Mes mots sont mes plus fidèles alliés
Posted by Nolwenn
Depuis que j’ai Internet (soit 8 ans maintenant, plus ou moins) je vague sur divers forums, traitants de sujets tous plus différents les uns des autres.
Les forums en général sont comme une sorte de microcosme, une mini-société plus ou moins secrète. Des gens discutent, parfois se dévoilent ou restent secrets, des affinités se créent, des mésententes subtiles ou évidentes éclatent.
Tout n’est que virtuel, on ne sait pas forcément qui est de l’autre côté de l’écran, même deux ans après. Pis on rencontre certaines des personnes dans la vraie vie, là encore ça passe… ou ça casse.
Parfois elles se dévoilent être totalement différentes de ce que l’on “voyait” jusque là. Bon, à la limite, quand déjà noir sur blanc on n’apprécie pas la personne ce n’est pas tellement important.
Puis un jour, c’est la goutte qui fait déborder le tout, et une petite phrase assassine est glissée au milieu d’une conversation, comme si de rien n’était, car pour moi ça en était de trop je ne pouvais plus faire comme si rien ne m’énervait et passer au travers. J’ai pourtant essayer de me contrôler, mais cette fois-là je n’ai pas pu, tout simplement.
Vu les réponses de la personne concernée, dénuées de sens et surtout de pertinence, je me suis rendue compte que j’avais un atout que d’autres n’avaient pas: mes mots. J’ai réussi à répondre sans perdre ni ma politesse, ni mon intégrité. Et je ne suis pas passé pour une imbécile (et oui, étant sur un forum, c’était publique…)
Avec le recul, je me rends compte que c’est une chance que de savoir ne serait-ce qu’un peu manier les mots, la langue Française (puisque c’est ma langue maternelle), accompagné d’une minimum de culture.
Depuis que je sais écrire, et que je pense, j’ai associé les deux comme si tout le monde écrivait ce qui se passait dans leur tête. Et je n’ai jamais vraiment arrêté, même si je traverse des périodes de pause plus ou moins longues.
Souvent je repense à un sujet abordé en cours de philo sur la communication et la question était de savoir si une chose avait besoin d’être nommée pour exister, et si non comment pouvait-elle exister si rien ne la nommait.
Quelle est la place de l’ineffable dans tout cela ?
Parfois, je me (sur)prends à rêver que je réussirai à mettre noir sur blanc toutes ces choses qui fourmillent et voguent dans mon esprit, et que je pourrai les partager avec des personnes extérieures. Mais ce n’est pas intéressant. Et nous n’en sommes pas là, nous en sommes même loin, bien loin !



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